Article rédigé par Cécile Collet, publié le 21 novembre 2021 dans 24 Heures. Aller vers l’article original.
Les Grands Sites du Goût sont déjà 10 et ambitionnent d’être 20 à la fin de 2022. Le but: créer un réseau de destinations «terroir».

Josef Zisyadis s’est étranglé lorsqu’il a parcouru la nouvelle «Stratégie touristique de la Confédération», parue le 11 novembre, soit un jour avant la première rencontre des Grands Sites du Goût. «Sur 60 pages, il n’y a pas une fois le mot gastronomie! Pour le pays qui compte le plus grand nombre de tables étoilées au kilomètre, quelle tristesse…»

Le Val-de-Travers et l’absinthe, le Tessin et le merlot, l’Ajoie et sa damassine, ou quand l’alcool régional fait la notoriété du lieu.
Florian Cella/VQH

Vingt-quatre sites repérés en Suisse

Un site dédié, géré par Vaud Promotion, permet d’appréhender ces régions gastronomiques en un coup d’œil. «Mais même si nous sommes pionniers, nous avons l’exigence que cela sorte du canton», insiste Andreas Banholzer, directeur de Vaud Promotion. Pour lui, il y a tout à faire. «Souvent, des régions périphériques qui ont des produits n’ont pas de développement touristique du tout.»

La tête-de-moine de Bellelay (BE) et le fromage à raclette d’Entremont (VS) figurent aussi sur la liste.
Moritz Hager

Et l’idée n’est pas forcément de lier un produit x à une région y. «Par exemple, la destination Genève est difficile à définir, explique Josef Zisyadis. Le cardon n’est pas un produit phare international… En revanche, on pourrait tabler sur la proximité particulière entre la ville et la campagne agricole.»

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